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Science ouverte : nouveau site, nouveaux financements

Publié le 11 décembre 2018 Mis à jour le 12 décembre 2018
jnso
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Les premières journées nationales de la science ouverte (JNSO), organisées à Paris du 4 au 6 décembre, ont été le lieu de plusieurs annonces confortant la stratégie française en matière d’open access.

À l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur, le site ouvrirlascience.fr vient d’être lancé. Il permettra de diffuser amplement les travaux conduits par les 269 experts du Comité pour la science ouverte (CoSO), créé cette année dans le cadre du plan national annoncé en juillet 2018.

A l’appui de cette stratégie, plusieurs outils financiers vont être déployés. Un fonds national, dont le pilotage reviendra au CoSO, sera mis en place sous l’égide du directeur général de la recherche et de l’innovation, Bernard Larrouturou. Début 2019, un appel flash de l’ANR, doté d’1,5 million d’euros, sera par ailleurs lancé en vue de faciliter l’ouverture des données de la recherche.
Le positionnement français en matière de science ouverte s’articule étroitement avec les initiatives prises à l’échelle européenne : « Il n’y aura pas de solution franco-française à la question de la science ouverte et c’est aussi une des raisons qui fait que j’ai soutenu depuis le début le plan S », a notamment déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

Dévoilé en septembre, le plan européen pour la science ouverte, porté par 13 agences nationales de financement de la recherche, propose de généraliser l’open access en ne finançant que les publications disponibles dans un format ouvert dès 2020. Avec 36% de publications scientifiques en accès ouvert, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne, estimée à 28%.

La mise en œuvre du Plan S donne actuellement lieu à une consultation publique ouverte jusqu’au 1er février 2019. La Ligue des bibliothèques européennes de recherche invite les BU à y répondre, tout en encourageant ces dernières à agir en tant qu’éditrices de publications en open access, au-delà des missions de signalement et de conservation qui leur sont traditionnellement dévolues.